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Confidences
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Dragons

Introduction

La femme, sujet de convoitise, d’admiration ou de vénération, devient l’objet d’attention de ce qui n’est pas humain. Si belle, si sensuelle, si désirable que ces qualités dépassent l’espèce : elle devient nature et divine par cela.

Ces fantasmes placent la femme au centre d’un regard absolu ; un désir sans langage commun, sans conventions sociales, sans retenue culturelle. Ce qui ne peut pas parler ne peut pas mentir. Ce qui ne connaît pas les codes humains ne peut qu’obéir à l’instinct : celui d’être attiré, irrésistiblement, par elle.

Scénario !
Le temps avait cessé d'avoir de l'importance. Il n'y avait que la caverne, le prince qui ne venait pas, et lui. Le Ver de Cendre. Au début, elle pleurait. Elle pleurait le prince Alerion, dont le visage s'estompait dans sa mémoire comme une fresque ancienne. Elle pleurait sa liberté, un mot qui n'avait plus de sens ici. Maintenant, elle observait. Elle observait le dragon. Il ne dormait jamais vraiment. Ses yeux d'ambre étaient toujours ouverts, des braises paresseuses dans la pénombre. Il ne la regardait pas avec convoitise, mais avec une curiosité infinie, celle d'un géant pour une fourmi. Il ne lui parlait pas. Il lui offrait des choses. Un jour, il avait râpé une écaille de son poitrail avec une griffe. L'écaille était tombée sur le sol, noire, lisse, plus grande que sa main, et encore tiède de son corps. Il l'avait poussée vers elle avec son museau. Elle l'avait prise. C'était sa première interaction. C'était devenu son miroir, sa cuillère, son seul lien tangible avec lui. Elle ne pensait plus au prince. Elle pensait à la couleur du feu sur les murs, à la façon dont la fumée s'enroule vers le plafond, au son du sang qui coule dans ses veines. Elle était devenue une créature d'observation, une captive qui n'attendait plus le salut, mais la prochaine manifestation. Ce soir, il se leva. Ce n'était pas un réveil, c'était un changement d'état. L'air devint lourd, électrique. Il fit un pas, puis un autre, et se tenait devant elle, si immense qu'il remplissait tout son champ de vision. Il ne la toucha pas. Il posa simplement le bout de son museau sur son ventre. La chaleur ne brûla pas. Elle informa. C'était une connaissance directe, pure. En elle, elle sentit le battement de son propre cœur, mais aussi le sien, un rythme lent et puissant comme le reflux d'une marée. Elle sentit le sang couler dans ses artères, et le sien, un fleuve de lave. Il ne lui montrait pas son désir, il lui montrait sa nature. Et dans cette nature, il n'y avait pas de place pour la princesse, l'amour, le prince. Il n'y avait que la chaleur, la survie, le cycle. Elle comprit. Ce n'était pas elle qu'il désirait. C'était le feu en elle. Cette petite étincelle de vie mortelle qui brillait si fort contre la sienne. Il se pencha, sa gueule immense s'ouvrant. Elle ne sentit pas la peur. Elle sentit seulement l'anticipation. Il ne la mordit pas. Il la lécha. Une langue large et rugueuse, comme du grès, lui balaya tout le corps. Ce n'était pas une caresse, c'était un polissage. Il la marquait de son goût, de son odeur, de sa présence. Il la préparait. Puis il se redressa et elle vit, sous sa queue, se déplier le membre. Ce n'était pas un pénis, c'était une racine de pierre vive, noire et veinée de magma. Il la prit. Ce ne fut pas une pénétration. Ce fut une implantation. Il la remplit d'une partie de lui-même, une chaleur qui ne la consumait pas, mais qui la réécrivait. Elle ne jouit pas. Elle fusionna. Sa conscience s'étira, se déforma, et pour un instant, elle ne fut plus Elara. Elle fut la caverne, le feu, le dragon. Elle sentit le vent sur ses écailles, la faiblesse de ses propres membres, la solitude éternelle de sa puissance. Et puis elle revint à elle. Le dragon se recoucha, et dans son esprit, une seule pensée, qui n'était d'aucun des deux, de l'ensemble qu'ils formaient tout deux : À présent, tu es ma gardienne. Et je suis ton trésor. Elle comprit. Le prince ne la sauverait jamais. Elle était déjà sauvée.

Orce est un univers de fiction, de dark fantasy. Les créatures listées ont leurs pendants, avec des noms légèrement différents, et des caractéristiques différentes. Nous intégrons ici alors le contenu descriptif lié.

Nom en Orce : Guivre

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