<p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;"><strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">« Gang bang »</strong> désigne une relation sexuelle de groupe dans laquelle une personne, le plus souvent une femme, se trouve au centre de l'attention sexuelle de plusieurs partenaires, le plus souvent des hommes. Le nombre varie, de trois ou quatre partenaires à bien davantage lors de rencontres organisées.</p><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">La femme y occupe une place centrale, plus encore que dans un trio. Les partenaires peuvent intervenir en même temps, se relayer, ou s'organiser en rotation autour d'elle. Le schéma existe aussi avec un homme au centre, ou dans d'autres compositions : ce qui définit le gang bang, c'est qu'une personne soit le point de convergence de tout le groupe.</p><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">L'attrait du fantasme tient d'abord à l'<strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">abondance de sensations</strong>. <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">Des mains, des bouches, des corps qui se multiplient</strong> : les caresses arrivent de partout, se superposent, se relaient. <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">La chaleur de plusieurs corps autour de soi</strong>, les souffles, les voix, le bruit des peaux : tout se mêle. Il y a tellement à ressentir que <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">le corps n'arrive plus à tout suivre, et c'est précisément ce qui happe</strong>. Le temps semble s'étirer, sans moment creux.</p><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">La dimension psychologique est très forte. Être désirée par plusieurs personnes à la fois procure <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">le sentiment d'être le centre absolu de la pièce</strong> : regardée, convoitée, attendue. <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">L'attente fait déjà partie du plaisir</strong> : les corps qui s'approchent, les premiers contacts, la montée progressive. Pour beaucoup, c'est aussi la possibilité de <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">lâcher prise complètement</strong>, de ne plus rien gérer et de se laisser porter par l'intensité du moment.</p><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">Selon la dynamique, la femme peut orchestrer la scène, choisir qui, quand, comment, ralentir, relancer, faire une pause, ou <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">s'abandonner entièrement, touchée et prise sans avoir à décider de rien</strong>. <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">Cette alternance entre contrôle et abandon</strong> fait partie de ce qui séduit. Au centre du groupe, c'est souvent elle qui donne le tempo.</p><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">Du côté des partenaires, l'expérience est différente : <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">l'excitation de voir un désir partagé</strong>, la complicité, parfois une pointe de compétition, l'attente de son tour, la coopération. Le gang bang n'implique pas de contact entre les partenaires masculins. Certains groupes restent entièrement tournés vers la femme, d'autres laissent place à <strong style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 90, 95);">une tension érotique diffuse entre tous</strong>.</p><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">Les pratiques possibles sont nombreuses : pénétration vaginale ou anale, sexe oral, masturbation, caresses, double stimulation, double pénétration, alternance ou rotation entre les partenaires, avec ou sans pauses.</p><h2 style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 255, 255); font-size: 1.5rem; line-height: 1.3; margin: 2em 0px 0.6em; padding-bottom: 0.3em; border-bottom: 1px solid rgb(51, 51, 51); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; white-space: normal;">Histoire</h2><h3 style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 255, 255); font-size: 1.2rem; line-height: 1.35; margin: 1.6em 0px 0.4em; font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; white-space: normal;">Le mot</h3><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">« Gang bang » est un terme d'anglais américain, attesté en 1953 au sens de « sexe de groupe ». Il associe « gang » (bande) et « bang », argot pour un rapport sexuel, attesté dès 1937. Une expression plus ancienne, « gang-shag », date de 1927. Dans les dictionnaires de l'époque, le mot recouvre aussi bien les situations de contrainte que les autres : ce que décrit cette fiche, c'est la version désirée, choisie et organisée entre adultes. Vers 1968, le mot est également détourné pour désigner l'appartenance à un gang de rue, ce qui n'a plus rien à voir avec la sexualité.</p><h3 style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 255, 255); font-size: 1.2rem; line-height: 1.35; margin: 1.6em 0px 0.4em; font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; white-space: normal;">Messaline, l'anecdote antique</h3><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">Le récit le plus souvent cité comme lointain ancêtre vient de Rome. Pline l'Ancien raconte, dans son <em style="scrollbar-width: thin;">Histoire naturelle</em> (livre X), que l'impératrice Messaline, épouse de Claude, aurait défié une prostituée célèbre : tenir vingt-quatre heures et recevoir le plus d'hommes possible. Elle l'aurait emporté au vingt-cinquième. Le poète Juvénal ajoute, dans sa sixième <em style="scrollbar-width: thin;">Satire</em>, l'image d'une impératrice quittant le palais la nuit, cheveux noirs cachés sous une perruque blonde, les seins dorés, sous le nom de « la Louve ».</p><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">Ces textes se lisent avec prudence : leurs auteurs sont hostiles à Messaline, et l'épisode ressemble davantage à un défi d'endurance qu'à un gang bang au sens moderne. Mais il montre que l'image d'une femme entourée de nombreux partenaires hante l'imaginaire depuis très longtemps.</p><h3 style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 255, 255); font-size: 1.2rem; line-height: 1.35; margin: 1.6em 0px 0.4em; font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; white-space: normal;">Années 1990 : le gang bang devient un spectacle</h3><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">Le gang bang entre dans la culture populaire avec la pornographie. Le 19 janvier 1995, Annabel Chong (de son vrai nom Grace Quek), alors étudiante en études de genre à l'Université de Californie du Sud, tourne <em style="scrollbar-width: thin;">The World's Biggest Gang Bang</em>, présenté comme un record : 251 partenaires en une dizaine d'heures d'après les chiffres les plus souvent cités, soit le double du record précédent, attribué à une travailleuse du sexe d'Amsterdam. Le film lance une mode de « records » dans le cinéma pour adultes.</p><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">Quatre ans plus tard, le documentaire <em style="scrollbar-width: thin;">Sex: The Annabel Chong Story</em> (Gough Lewis, 1999) est présenté au festival de Sundance. Elle y explique avoir voulu défier l'idée de la femme comme objet sexuel passif.</p><h3 style="scrollbar-width: thin; color: rgb(255, 255, 255); font-size: 1.2rem; line-height: 1.35; margin: 1.6em 0px 0.4em; font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; white-space: normal;">Aujourd'hui</h3><p style="scrollbar-width: thin; margin: 0px 0px 1.1em; color: rgb(242, 242, 242); font-family: system-ui, -apple-system, "Segoe UI", Roboto, sans-serif; font-size: 17px; white-space: normal;">Hors du cinéma, la pratique existe dans les milieux libertins, BDSM et d'autres sous-cultures du sexe de groupe. Elle s'y distingue de l'orgie par la place centrale d'une personne autour de laquelle le groupe s'organise.</p>
Statistiques
Pourcentage de personnes ayant particulièrement ce fantasme
Source
Ces études ont été faites sur la population commune, intégrant donc la majorité ne s’intéressant pas au domaine. Les chiffres des personnes intéressées à la sexualité sont bien plus hauts, en général.